11 mars 2006

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"Allez, vas-y, racontes-moi."
Cela fait maintenant deux fois que je lui pose cette question. Soit il est vraiment absorbé par l’observation des étoiles, soit il est dans la Lune. Vous me direz, cela revient au même dans les deux cas, on est toujours dans le domaine de l’astronomie et en plus, il ne m’écoute pas.
" Alors, vas-y ! Qu’est ce qui t’arrive ? Un problème avec Lise ?"
S’il me répond oui, je saute de joie. En fait, tout bien réfléchi, je pense que cela serait un peu déplacé quand même. Et puis un problème ne signifie pas forcément rupture, même si j’aimerais bien. Ca rapproche certaines personnes les ruptures parfois. Des meilleurs amis par exemple. Et je dis ça sans arrière pensée.
"Non, ce n’est pas cela."
Profonde déception. J’espère que ça ne se lit pas sur mon visage.
"Pourquoi tu n’es pas avec elle ce soir alors ?"
(Question pleine d’espoir)
"Oh, elle a reçu un appel d’une de ses copines et tu la connais, ça peut durer des heures."
J’aurais du m’en douter. Une vraie pipelette cette fille. Quand elle démarre, impossible de l’arrêter. Heureusement qu’on ne paye pas les factures téléphoniques… En plus je ne la comprends pas. Elle est avec ses amies à longueur de journée et pourtant, le soir elles ont toujours quelque chose à se dire. Qu’est ce qui peut bien leur arriver de si extraordinaire en si peu de temps ?
"Qu’est ce qui ne va pas alors ? Si tu me dis que tout va bien, je ne te croirais pas.
- Je ne sais pas. J’ai le cafard, c’est tout. Je me pose des questions sur ma vie et sur moi-même. Une petite crise existentielle.
- Oui cela nous arrive tous à un moment ou à un autre. Tu veux en parler ? Parce que tu sais, des trucs de ce style, il ne faut pas les garder pour toi. Il y a des gens qui se donnent la mort pour moins que ça.
- Ne t’inquiètes pas, je n’irais pas jusque là je pense. C’est juste que je ne me sens pas à ma place en ce moment. Je n’ai pas à me plaindre, je réussis dans mes études, j’ai une super copine…
- Mais … ?
- … mais je ne me sens pas à ma place dans tout ça. C’est comme si je sentais que je ne devrais pas être ici. Comme si je sentais que j’avais une autre vie à vivre ailleurs. C’est assez bizarre comme sensation en fait.. J’ai l’impression d’être dans la peau de quelqu’un qui n’est pas moi. Je suis arrivé à donner le change jusqu’à maintenant mais je sens que je ne vais plus tenir longtemps. Il va falloir que j’effectue des changements dans ma vie."
C’est une grave crise qu’il nous fait. J’ai peur des conséquences qu’elle peut avoir. J’espère que je ne suis pas sur la liste des choses à changer…

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Il s'est levé et à commencer à repartir vers la porte de la résidence. Il faut que je sache.
"Quel genre de changements ?"
- Je ne sais pas trop encore. Il faut que je réfléchisse encore sur ce qui pourrait m’enlever ce malaise. Il faut que je trouve un véritable sens à ce que je fais parce que j’ai l’impression que tout ce que j’ai construit jusqu’à présent ne sert à rien. J’ai l’impression de ne servir à rien. Comme ces ados superficielles qu’on voit dans les séries à succès. A la différence que je ne suis plus un ado. Tu comprends ce que je veux dire ? Je pense qu’il va falloir que je fasse quelques sacrifices."
Je n’aime pas la façon dont il a terminé sa phrase. Cela me rappelle trop le genre de phrase dont on a envie de connaître la fin mais en ayant peur de ce qu’on pourrait entendre.
" Tu vas tout quitter ? Tes études, tes amis….Tu vas aller t’installer ailleurs ? Dis-moi que je me trompe, s’il te plaît…
- Mais où tu vas chercher tout ça ? Je ne vais pas non plus gâcher ma vie pour ça. J’ai juste dis que j’avais besoin de petits changements. Je ne pourrais jamais te quitter. Je me sens trop bien avec toi."
Ca y est, le moment que j’attends depuis des années est enfin arriver. Il m’a enfin remarquée et ne peut plus résister à mon charme fou. Je ne sais pas ce qu’il lui a ouvert les yeux comme ça mais c’est merveilleux. Dans quelques secondes, il va m’annoncer qu’il m’aime.

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"Et enchuite ?
- Il m’a dit qu’il ne pourrait pas non plus te quitter puisque nous sommes ses meilleures amies et qu’il se demande quel genre d’ami il serait s’il nous abandonnait. Et aussi que notre amitié était trop forte pour qu’il la remette en cause."
On dirait un mauvais feuilleton à l’eau de rose. Je suis dans la cuisine assise devant un reste de spaghetti réchauffé vite fait bien fait parce que j’avais besoin de manger pour me consoler. Je vous assure que ça fait du bien de parler même si face à ses problèmes on est toujours seul. Même un geste de sympathie est le bienvenue dans ses cas là. C’est bon de se savoir soutenu dans des moments où on en a besoin. Parce que croyez-moi, je m’en suis pris beaucoup des claques de ce genre dans ma vie. C’est ça d’être accro à un gars qui ne vous voit que comme sa meilleure amie. Le seul point positif de l’affaire, c’est qu’il n’a pas dit qu’il ne souhaitait pas quitter Lise. Cela fera une pouf en moins. Désolé si je ne mâche pas mes mots mais je crois que je commence à en avoir marre de me faire jeter, même si ce n’est pas volontaire de sa part. Je dis cela ce matin, parce qu’il est trois heures du matin, que je n’ai pas encore dormi et que je suis encore sous le coup de l’émotion mais dès que je vais le vois demain, je ne pourrais plus lui en vouloir. C’est vrai que ce n’est pas de sa faute. Je ne suis pas très explicite dans mes sentiments envers lui, alors comment peut-il savoir que je meurs d’amour pour lui. Si cela se trouve bien, lui aussi mais il pense qu’il n’est pour moi que mon meilleur ami. Il va falloir faire quelque chose pour ça et vite. Si jamais il quitte Lise, je lui avoue tout.

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Cela fait maintenant un petit moment que la conversation avec Raya est terminée. Elle était fatiguée, avait cours tôt ce matin et avait finit par céder à l’appel de son lit qui lui ordonnait d’aller se coucher sous peine piquer du nez au plein milieu d’un amphi plein à craquer. Je suis donc restée seule avec mes démons intérieurs au milieu de cette cuisine vide et froide. Mais très vite, Lise m’avait rejointe. Elle avait ressenti un petit creux à la suite de son interminable appel téléphonique et avait rejoint la cuisine en espérant sans doute la trouver vide et qu’ainsi aucun de nous ne la surprenne en flagrant délit de grignotage. C’est qu’elle a une réputation à défendre la demoiselle. Apparemment, cela ne l’a pourtant pas gênée de me trouver là. Peut-être ne suis pas assez importante à ses yeux pour qu’elle prenne la peine de cacher ses intentions. En tout cas, elle n’a pas hésité à se servir une généreuse portion de spaghetti qui finissaient de refroidir dans un coin de la cuisine. Elle est maintenant à côté de moi, essayant de débuter une conversation qui m’ennuie déjà. Il faut dire que la pluie et le beau temps alors qu’il fait un temps magnifique depuis plusieurs mois maintenant, ce n’est pas très malin, ni très original d’ailleurs. Je me demande si elle a remarqué que Doug est mal dans sa peau en ce moment ou si elle est vraiment tel que je le pensais, superficielle et inquiète seulement de sa propre personne. Vraiment pas le genre de fille qu’il lui faut en ce moment. J’espère qu’il va prendre la bonne décision et que les changements qu’il envisage vont comprendre une éventuelle séparation. On l’aurait encore sur notre dos parce qu’on ne peut pas la virer comme ça de la résidence, seul l’université peut le faire, mais elle pourrait très bien partir d’elle-même. Le rêve absolu.
" Hé, ho ! Il y a quelqu’un ? Tu m’écoutes ou quoi ?
- Hein ? Quoi ?
- Laisse tomber. Tu ferais mieux d’aller te coucher parce que tu ne vas pas être très fraîche en te levant tout à l’heure. Déjà que ce n’est pas terrible d’habitude, les cernes en dessous des yeux ne vont pas t’arranger ma pauvre. Si tu veux j’ai une crème qui fait des merveilles….
- Non, merci, ça va."J’ai quitté  la pièce sans une bonne nuit. Cette fille me tape sur les nerfs, elle ne le mérite même pas. Sympa quand même, sa façon détournée de me dire que je suis laide. De toute façon rira bien qui rira le dernier.

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Ok, j’avais l’intention d’aller me coucher mais je n’arrive pas à dormir. Je n’arrête pas de penser à Doug et à ce qu’il m’a dit. Cela me travaille tout ça.
Tant pis, demain je n’irais pas en cours, je pense que je ne serais pas totalement à fond. Avec mes problèmes, plus les siens, il m’est difficile d’imaginer que quelqu’un pourrait tenir sans craquer. Personne n’est parfait, surtout pas moi. Je ne pense pas que j’en sois au point d’aller rendre visite à un psy (-chologue, chiatre, chanalyste ou ce que vous voulez, cela m’est égal je n’ai jamais réussi à faire la différence. La seule chose que j’ai retenue c’est que le psychologue n’a pas de divan, du coup c’est moins confortable de lui parler) mais j’ai quand même besoin d’une petite pause moi aussi. Pour tout bien remettre en ordre. Et puis je pourrais profiter de cette journée pour continuer mes recherches si j’ai besoin de me changer les idées. D’ailleurs si je suis encore réveillée à cette heure si tardive c’est parce que j’ai reçu des informations très intéressantes de Mlle Lain, la dame qui s’occupe de l’orphelinat de Forgottendale. Ma maman quoi. Elle m’a toujours demandé de l’appeler au moins par son prénom, Orphée, mais pour moi elle a toujours été et elle restera Mlle Lain, celle qui m’a recueillie et élevée avec amour. J’ai une grande estime pour elle et le fait que je refuse de l’appeler par son prénom n’est pas une forme de mépris ou quelque chose de ce genre mais c’est juste que j’aurais l’impression de lui manquer de respect en cessant de la nommer comme la grande majorité de gens.
Elle m’a donc envoyé une info très intéressante sur une vieille dame qui serait partie de Forgottendale juste avant la catastrophe et qui aurait ainsi elle aussi échappé à la mort, tout comme nous deux. Et le plus intéressant c’est qu’elle exerçait le métier de nourrice. Donc il y a peut être une chance qu’elle nous connaisse. Nos parents auraient très bien pu faire appel à ses services pour nous garder. Mais le seul problème c’est de savoir où elle vit maintenant et surtout si elle est encore en vie. Mes recherches sur Internet ne donnent rien pour l’instant mais je ne lâcherais pas l’affaire tant que je n’aurais pas obtenu ne serais-ce qu’un bout d’adresse. Au moins, j’aurais un point de départ un peu plus précis que n’importe où sur le globe.

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Plongée dans mes réflexions comme je l’étais, je n’ai même pas entendu que Raya avait ouvert la porte de ma chambre, curieuse sans doute de savoir pourquoi j’étais encore debout à l’heure où elle se levait pour aller en cours. Elle a l’air assez étonnée car je devrais être coucher attendant patiemment que mon réveil m’annonce qu’il est l’heure pour moi de commencer la journée mais elle a compris très vite pourquoi ce n’est pas le cas et que si je suis assise devant mon ordinateur c’est que je n’ai pas les idées assez claires pour pouvoir réussir à m’endormir, même si je tombe de fatigue. Comme c’est une fille intelligente, elle sait aussi que je n’ai pas forcément envie d’en parler tout de suite et qu’il ne vaut mieux pas qu’elle s’aventure dans cette voie tant que je n’en exprime pas le besoin. Alors elle s’est intéressée à ce que j’étais en train de faire, c’est à dire, mes recherches comme elle le fait assez régulièrement d’ailleurs.
Elle n’a pas été adoptée, elle, et elle s’est installée à Forgottendale avec ses parents après la reconstruction mais aussi loin que je me souvienne, depuis que l’on se connaît, elle a toujours été à mes côtés pour ces recherches et a toujours espéré que je retrouve ma famille pour que j’ai moi aussi des noms et des visages à associer à l’image que je me fais de ce qu’elle a pu être. Raya m’a toujours aidée quand j’en avais besoin. C’est elle qui, entre autres, est toujours là pour me remettre sur les rails quand l’espoir s’en va et que je suis sur le point de tout abandonner lassée par les recherches qui n’aboutissent pas ou bien par peur de trouver ce que je cherche depuis tant d’années. Oui, peur de toucher mon but, peut de casser l’image de la famille idéale brisée par une catastrophe que je me suis construite. Imaginez que mes parents sont en fait des criminels recherchés et dangereux ou alors qu’ils m’ont lâchement abandonné parce qu’ils ne me désiraient pas quand je suis née. C’est là qu’est tout le paradoxe : je souhaite de tout mon cœur savoir qui je suis mais je crains que ce que je risque de découvrir ne me plaise pas du tout. Pour l’instant ce sentiment n’est pas encore là mais je sais qu’au fur et à mesure que j’approcherais du but, les craintes, les doutes vont arriver. De toute façon, cette piste je ne suis même pas sûr qu’elle puisse être suivie ne serait-ce qu’un court instant. A moins que… Raya connaît peut être la bonne personne, elle a tellement de relations que cela ne m’étonnerait pas qu’elle connaisse quelqu’un qui connaît quelqu’un qui…etc.…qui connaît LA bonne personne.

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On s’est installée à même le sol pour discuter. Raya a eu une drôle de surprise quand je lui ai demandé si elle pouvait essayer de retrouver une femme, déjà vieille à l’époque et qui doit l’être encore plus maintenant. Elle m’a dit un jour qu’elle aimerait s’investir encore plus pour moi, je lui en donne l’occasion. D’accord, pour une première, je lui en demande beaucoup mais c’est la seule piste que j’ai pu avoir depuis des mois et je ne compte pas la lâcher car j’en ai marre des recherches qui ne donnent rien. Là j’ai la chance unique de rencontrer une personne qui était là avant la catastrophe et qui l’est toujours après. Du moins en théorie. En pratique, cela marchera peut être moins bien vu l’âge qu’elle devrait avoir maintenant. La seule chose qui compte vraiment pour l’instant c’est que cette femme est partie juste assez tôt pour ne pas périr corps et bien comme les autres mais aussi juste assez tard pour peut être m’avoir vu naître et connaître mes parents. Une vieille nounou a forcément des jeunes enfants à garder pourquoi mes parents ne lui auraient-ils pas demandée de me garder moi ? C’est une chance que je ne peux pas laisser passer et je dois la retrouver quoi qu’il puisse m’en coûter. Je suis prête à mettre le prix qu’il faudra pour y arriver. Et si par la même occasion cela peut aider Doug, je suis prête. Son problème ne viendrait-il pas aussi du fait qu’il lui manque des repères de son enfance. Quelque chose qui lui permettrait de savoir vraiment qui il est ? Son rétablissement dépend sans doute en grande partie de l’avancement de mes recherches.
Je suis si excitée, jamais je n’ai jamais eu de si bonne information. Jamais je n’ai été aussi proche du but, je peux presque le toucher du bout des doigts. Il ne reste plus qu’un seul obstacle qui me sépare peut être de la vérité. Raya va tout faire pour qu’on retrouve cette femme mais si elle revient un jour en m’annonçant qu’elle est introuvable, ce sera trop dur pour moi. En même temps, je ne peux m’empêcher de penser que je vais sûrement être déçue comme les autres fois et qu’il vaudrait mieux que j’arrête tout de suite avant de me faire du mal. Heureusement, elle a l’air de déjà avoir une idée sur la façon de procéder. Elle m’a promis qu’on la retrouverait et qu’elle remuerait ciel et terre s’il le fallait. Je n’en demande pas tant mais c’est réconfortant de voir qu’il existe des gens pour qui vous comptez autant. J’espère qu’elle sera encore là pour me réceptionner si jamais je tombe de haut.

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Elle n’a pas attendu longtemps avant de commencer à tenir sa promesse. Elle est déjà en grande discussion avec une des ses connaissances, un prof de l’université, qui aurait soit disant dans des tonnes de relations. Raya place un grand espoir dans cet homme. C’est vrai qu’il a l’air sincère quand il dit qu’il connaît beaucoup de monde mais je ne sais pas s’il connaît vraiment les bonnes personnes. Quelqu’un qui saurait où est passée cette nounou, qu’elle soit vivante ou morte. J’aimerais qu’elle soit encore vivante mais si le destin en a décidé autrement, c’est que je ne dois pas encore tout savoir sur moi. Vous croyez au destin vous ? Que votre histoire est déjà tracée et que quoi que vous fassiez, c’était déjà écrit quelque part et vous ne pouvez rien y changer ?
Moi j’y crois. Comment voulez-vous que j’ai survécu à une des plus grandes catastrophes, non que deux bébés aient survécus alors que le reste des habitants est mort de manière atroce ? Et surtout que ces deux bébés soient trouvés au même endroit alors qu’ils n’ont visiblement aucun lien de parenté ? Je ne pense pas que ce soit un hasard. Si on était tous les deux à cet endroit, cela a sûrement une signification, il ne peut pas en être autrement !
En attendant, comme Raya voulait que je la laisse seul avec son professeur (n’allez pas vous imaginer des choses, hein, je vous vois venir…) je suis allée faire un peu de sport. Je sais qu’elle n’a pas besoin de moi, c’est une championne pour convaincre les gens. Si Doug et moi ne la connaissions pas mieux, je suis sûr qu’elle pourrait nous faire faire tout ce qu’elle veut. En fait au début, elle pouvait mais elle n’en abusait pas trop, elle sait se retenir d’utiliser son talent avec les gens qu’elle apprécie beaucoup. Maintenant, on est rodé et elle n’arriverait même pas à nous convaincre pour la moindre chose, aussi petite soit-elle.
Quand c’est non, c’est non. Mais avec les autres, elle fait toujours mouche. Comment croyez-vous qu’on ait obtenu des chambres dans la plus luxueuse des résidences universitaires du campus ? Je vous assure que le saint esprit n’a rien à voir là dedans. Mais je vous vois encore venir et je vous assure qu’elle use peut-être de son charme mais qu’elle n’en abuse pas. Elle n’est pas du genre à draguer tout ce qui passe et elle ne connaît pas la promotion canapé.

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Le sport c’est une assez bonne idée pour se détendre d’habitude, pour évacuer les mauvaises énergies en même temps que les toxines mais je crois qu’aujourd’hui ce n’est pas vraiment ce que j'aurais du faire. En fait c’est exactement le contraire de ce dont j’aurais besoin mais maintenant que j’ai commencé, je ne peux plus arrêter, j’aurai l’air idiote et on penserait que je n’ai pas assez de courage pour continuer. Quand je dis on, je pense Lise bien sûr. Je la vois, en train de m’observer pendant qu’elle se bronze au bord de la piscine. Elle ne travaille donc jamais ? Entre les appels téléphoniques, les sorties entre copines et les séances de bronzage, je me demande bien comment elle fait pour avoir des bons résultats à ses examens. Et puis Doug juste à côté qui fait des longueurs dans la piscine, cela n’arrange rien. Comment se concentrer sur autre chose ? Je ne sais pas comment expliquer cela mais quand une personne déprime autour de moi, je déprime aussi. Ses problèmes deviennent mes problèmes et impossible de retrouver le moral avant que la personne en question ne l’ait retrouvé elle-même. Autant vous dire que je ne suis pas très joyeuse en ce moment et que ça va peut être durer encore un moment. En plus, rien que de le voir, cela me fait de la peine. De la peine à cause de ce qu’il ressent mais aussi parce qu’il n’a toujours pas le courage de commencer une nouvelle vie. La preuve, il n’a toujours pas parlé à Lise. Je suis sûr de ne pas me tromper, il va quitter Lise, mais quand ?
J’aimerais pouvoir l’aider, le consoler, trouver les mots justes pour exprimer ce que je ressens et l’aider à se sentir mieux. Je ne sais pour quelles raisons, quand quelque chose est très claire dans ma tête, je n’arrive pas à trouver la façon de la dire alors imaginez maintenant que c’est plus que fouilli dans mon esprit alors c’est carrément mission impossible. Je n’arrive jamais à montrer exactement ce que je veux. Saleté de caractère ! C’est fou ce que cela peut me pourrir la vie par moments. Je me sens si frustrée de ne pas savoir comment réagir, de ne pas pouvoir faire ce que ferait un véritable ami.
C’est vrai qu’est ce que je fais pendant qu’il se morfond ? Je parle, je pèse le pour et le contre et je l’observe alors que je sais très bien qu’il est au plus mal. Je reste plantée là comme une idiote et je ne fais que ça. Penser, toujours penser. Mais agis bon sang ! Je ne vais simplement regarder parce que j’ai peur de montrer mes sentiments. Allez ma grande, prends sur toi et fonce.
" Marinaaaaa… Tu es là ou tu es partie sur une autre planète ? Il faut que je te parle."

Posté par missing à 16:26 - - Commentaires [8] - Permalien [#]


Commentaires sur "Allez, vas-y, racontes-moi."Cela fait

  • Une superbe màj, ça valait la peine d'attendre!
    Tu n'as pas lésiné, des beaux pavés, c'est pas dans tes habitudes. Et puis tu as su trouver les mots justes, ce qui est exceptionnel, du moins dans la vie. Car pour tes histoires, curieusement, je trouve que tu m'améliores à chaque fois...
    Enfin je m'embrouille comme d'habitude, mais sache que j'ai vraiment beaucoup aimé. Cette Marina, je l'adore, peut-être parce qu'elle me ressemble, autant physiquement (allure général va-t-on dire, tu ne peux être que d'accord, tu nous confonds ) que du point de vue du caractère. Et elle est vraiment attachante. Moi aussi j'aimerais une amie comme elle, car contrairement à ce qu'elle dit, ce sont les gens comme elles qui sont les vrais amis.
    Bravo, vraiment. Tes descriptions sont tellement réelles, et le "scénario" aussi.
    Vivement la prochaine, ce second souffle pour Forgottendale (ortho??) est absolument fabuleux, et tu écris chaque fois un peu mieux.
    Merci
    Poupouss

    Posté par Poupouss, 11 mars 2006 à 17:38 | | Répondre
  • Je me suis fait la même remarque que toi poupouss : elle te ressemble je trouve. Enfin du peu que je te connaisse.

    En effet ça valait le coup d'attendre. Tu n'as rien perdu de ton style et de tes talents. Et en effet je trouve aussi que tu t'améliores à chaque fois. Ça m'avait déjà frappé lors d'une mise à jour à Véronaville et là ces deux dernières mises à jour m'ont agrablement surprise !

    C'est beau, tu es très réaliste dans ce que tu dis et ta mise à jour est lisible à bien plus que 66 %.

    Il n'y a rien pour me gâcher le plaisir de la lecture, enfin si .. les quelques petites fautes mais ça c'est mon côté perfectionnniste à outrance. Je ne le supporte pas chez moi mais j'en fais et ça m'énerve d'en voir. Bref ça c'est mon côté emmerdeur !

    Bravo pour cette mise à jour et à très bientôt pour une autre.

    Aurélien

    Posté par Aurélien, 11 mars 2006 à 17:53 | | Répondre
  • Et bien, Missing, difficile de passer après Poupouss et Auréline, d'autant plus que ce que je vais dire va ressembler...
    Sauf pour ce qui est de l'amélioration, tiens, je le formulerais autrement : je dirais plutôt que plus ça va, plus ton écriture gagne en richesse et profondeur, et ce pour mon plus grand plaisir, évidemment!

    Enfin bref, tout ça pour dire que ta mise à jour est magnifique. Bon, allez, si c'est pour nous refaire pareil la prochaine fois, je t'autorise à reprendre un mois pour l'écrire, même si ce fut très long !

    Lise

    Posté par Delise, 11 mars 2006 à 21:18 | | Répondre
  • On accorde pas ce genre d'autorisation mademoiselle !

    AURELIEN ! A-U-R-E-L-I-E-N !!

    Posté par Aurélien, 12 mars 2006 à 18:59 | | Répondre
  • Ca valait effectivement la peine d'attendre... J'attends avec impatience la suite... Qu'a découvert Raya? Quel suspense

    Aline

    Posté par Aline, 13 mars 2006 à 09:52 | | Répondre
  • Ne vous disputez surtout pas ! C'est moi qui décide du temps entre les mises jour d'abord !
    Je suis une fois de plus ravi que cette mise à jour vous plaise et j'espère que le prochaine arrivera elle aussi à vous satisfaire.
    Merci à vous d'être passé et d'avoir laissé un petit commentaire par ici.

    Posté par missing, 19 mars 2006 à 11:49 | | Répondre
  • Ouffff!
    Quelle sotte je suis, j'ai tardé à venir, je n'avais pas l'esprit libre pour cela pensais-je.
    Alors que je viens de trouver ici non pas mes solutions à quelques soucis, mais l'assurance que tant que des garçons comme toi s'exprimeront avec autant de sensibilité et de clairvoyance en l'être aimé ou ami, tout ne sera pas perdu.
    Tu es jeune, mais tu sais écouter, observer et appliquer.
    Que tout cela est réconfortant! Insiste auprès de moi la prochaine fois pour que je vienne plus vite, tu me feras un plaisir énorme.
    Du Missing : à consommer sans modération.
    Merci l'Ami et oui prends ton temps c'est si beau!
    AnmiMamanInternet

    Posté par Anmi, 20 mars 2006 à 00:07 | | Répondre
  • Je lis ton histoire depuis le début et je l'adore vraiment ! J'ai même donné à mes sims les mêmes prénoms que les tiens ! Mais je n'en peux plus ! Un moi entre chaque nouveau chapitre c'est trop, beaucoup trop !! Mais vu que j'aime beaucoup cette histoire, ça ne m'empêchera pas d'attendre encore ..!

    Posté par la tite simette, 29 avril 2006 à 15:32 | | Répondre
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